23.10.2005

Interview d'Eddy Jouglet, compositeur, bassiste et ami de Roland

Eddy Jouglet est maintenant bien connu des fans de Roland Karl puisqu’il se produit à ses côtés en tant que bassiste. Cela dit, Eddy n’est pas seulement un musicien de Roland, c’est aussi, comme le chanteur se plaît souvent à le dire, son partenaire de création, son meilleur ami et son mentor. Afin de mieux connaître cette forte personnalité, une petite interview s’imposait. Eddy a répondu avec beaucoup de gentillesse…
 
 
Cocktail Dynamique : Bonjour Eddy. Tu dois bien te douter que de nombreuses personnes aimeraient te connaître davantage. Tu es musicien depuis plus de vingt ans, mais c’est aux côtés de Roland Karl que le grand public a pu te découvrir… Nous allons commencer par la question qu’on pose à tout musicien : Comment la musique est-elle devenue ta passion? A quel âge as-tu commencé à jouer?

Eddy Jouglet : Un mercredi après midi, on glandait avec un camarade de classe..." Qu'est ce qu'on fait ??", "Si on faisait un groupe de rock !!". J'avais onze ans.
 
 
C.D. : Et qu’est-ce qui s’est passé ensuite pour que tu continues ensuite avec acharnement à apprendre la musique ?
 
E.J. : Mon père était musicien, donc dès qu'il a appris qu'on voulait monter un groupe, il nous a aidés. On a répété dans le garage sur des boîtes de conserves et avec des radios en guise d'ampli... Puis il nous a acheté des instruments (mon frère et moi...), on y a pris goût, c'était sûrement en nous. On a commencé les concerts en jouant nos compositions, on croyait faire du Funk, mais on s'était trompé d'une lettre, on faisait du Punk !!! Après on s'est dit qu'il valait mieux se faire la main sur des reprises.
 
 
C.D. : Quels sont les instruments que tu pratiques?
 
E.J. : Au départ je suis bassiste, mais comme on n'avait pas trop les moyens, j'ai appris à jouer de la basse sur une guitare... Donc quand j'ai eu ma première basse, j'ai continué d'apprendre la guitare, puis le clavier, et la contrebasse. Et je chante aussi, la voix est l'instrument le plus difficile à maîtriser !!!
 
 
C.D. : On sait que tu écris des textes pour Roland, mais as-tu aussi participé à d'autres projets pour d'autres artistes?
 
E.J. : J'ai participé à beaucoup de choses, dans beaucoup de styles différents.... Je travaille avec un ami Rémois qui s'appelle Alain Rogé, j'ai composé pour un cabaret, pour des spectacles de danse... Pleins de trucs plus ou moins intéressants…
 
 
C.D. : Quand et comment as-tu rencontré Roland ?
 
E.J. : J'avais écrit une chanson, que j'avais enregistrée sur une cassette (et oui les Cd vierges étaient trop chers à l'époque). Une amie se baladait avec cette chanson, elle a rencontré Roland dans une soirée, elle a parlé de mon morceau....Et voilà !
Mais il faut savoir que Roland me connaissait depuis longtemps car je jouais dans un groupe rémois qui s'appelait "Et alors ?" que Roland venait écouter très souvent... Je ne l'ai su qu'après notre rencontre.
 
 
C.D. : Comment se passe exactement l'étape de la création?
 
E.J. : La création est un moment particulier.. Il n'y a pas de recette ou de formule. Quand j'écris tout seul, il m'arrive d'avoir une idée de texte et une mélodie qui me trotte dans la tête. Ou l'inverse, deux accords au piano, une mélodie qui vont générer un texte....
Aujourd'hui lorsque j'écris pour Roland, je lui téléphone et lui donne mes idées qu'il accepte ou pas. Il y a quelques jours, j'avais écrit trois ébauches de textes, je l'appelle, lui raconte un peu les histoires que je veux qu'il raconte et sur une des idées il me dit " Là, tu viens de me filer un frisson !!", dans ce cas là je me dit que c'est bon !
Je lui dit souvent " Roland inspire moi pour que j'expire...."
 
 
C.D. : Actuellement, vous avez créé des morceaux , que vous avez fait découvrir lors des concerts avant l’enregistrement studio. Si ça se passe bien, il y a de bonnes chances qu’à l’avenir vous travailliez dans le sens contraire : studio puis scène. Penses-tu que cela changera quelque chose ?
 
E.J. : Le travail qu'il nous reste à faire est énorme. Roland a plein de propositions plus ou moins bonnes. Il ne veut pas s'éloigner de l'identité musicale qu'on a construit ensemble. Donc le travail peut changer. Par exemple si quelqu'un lui propose une composition, on la retravaillera ensemble, pour coller à cette identité.
Le travail de la scène est différent, pour tous les artistes c'est le meilleur moment. Il y a un format radiophonique... Si on enregistre ce que l'on joue sur scène en studio, il faudra calmer nos "hardeurs", rendre les chansons plus soft et plus accessibles.
Et puis le live est évolutif, rien n'est figé.
 
 
C.D. : Que penses-tu de l’inscription de Roland à la Nouvelle Star et des prestations que l'on a pu voir à la télé?
 
E.J. : Il a fait le bon choix. Il a un talent énorme (on s'en est tous aperçu), et il ne devait plus attendre qu'on vienne le chercher. Il est allé de l'avant car ce genre d'émission n'est pas au départ sa (notre) tasse de thé. Il a donc été courageux de le faire, aujourd'hui il ne regrette rien. Cela lui ouvre quelques portes dorénavant. Il n'est plus Roland Karl de Reims mais Roland Karl qui a participé à la Nouvelle Star !! Cela change tout.
 
A propos de ses prestations, il a été bon, voire très bon sur certaines. Je pense qu'il a été le meilleur (en essayant d'être objectif). Passer de Jonasz à Sting sans faute de goût, il n'y en a pas beaucoup qui le font. Pour preuve la gagnante qui n'est jamais sorti de son registre... ni même le finaliste…
 
 
C.D. : Comment définirais-tu le style de ton écriture? Comment t'y prends-tu pour écrire des paroles de chansons? Que cherches-tu à transmettre avant tout?
 
E.J. : Mes mentors sont Jean louis Aubert, Brel, Jonasz, Nougaro, Mano solo, Daran, Sting, Prince, Django Reinhardt...... Alors avec tous cela dans le crâne c'est difficile de définir un style. J'aime les vérités, les petits regards sur notre monde... Chaque chanson est une petite fenêtre qui s'ouvre sur le jardin de la vie...(Peut être !).
L’écriture est donc liée aux événements de ma vie, de la vie.... Chacun peut y trouver son histoire. En ce moment j'écris un texte qui parle d’un artiste qui rentre seul chez lui le soir après avoir rencontré des gens qui l'aime et qui doit faire attention à ne réveiller personne... Ca c'est un peu la vie des artistes !!
On essaie pas de transmettre les idées mais plutôt les histoires, encore une fois pour que chacun s'y retrouve et si l'on peut créer le frisson là c'est gagné !!!
 
 
C.D. : On sait que tu as fondé un groupe avec ton frère, Millénium. Avez-vous encore des projets ensemble? le groupe tourne t-il encore?
 
E.J. : Je ne travaille plus avec mon frère depuis Juin, ça faisait plus de vingt ans qu'on bossait ensemble... Un peu marre, alors j'ai changé. Mais Millénium n'est pas mort, c'est un orchestre qui tourne beaucoup, pour les dates faut aller sur leur site.....
( nota : le site du groupe http://www.orchestre-millenium.fr.st)
 
 
C.D. : Et à part tout cela, quelle est ta propre actualité?
 
E.J. : Mon actualité, c'est d'abord Roland, composer, arranger, répéter, ça prend beaucoup de temps. Et quand il m'en reste un peu, je compose j'écris et j'arrange pour un comédie musicale qui s'appelle Providence, une manière très intéressante de travailler, c'est assez nouveau pour moi et très enrichissant. Et puis je joue dans un groupe de reprises qui s'appelle "TAGAR". Et je m'occupe de ma petite famille qui va bientôt s'agrandir !!
 
 
C.D.: Justement, peux-tu nous dire ce qu'est cette comédie musicale? Qui l'a créée? Qu'est-ce que ça raconte?
 
E.J. : C'est un spectacle créé par Sauvane Delanoë (auteur) qui raconte l'histoire d'un centre d'hébergement qui se voit racheté par un promoteur immobilier pour en faire un parking pour le supermarché qu'il fait construire à côté....Il y a évidemment des histoires d'amour qui naissent entre les gens qui sont tous d'un milieu social différent (le musulman avec la juive bosniaque, la prostituée avec le journaliste qui couvre l'événement...etc.). Un beau regard sur la société.....
 
 
C.D. : Et la question bonus: pourquoi Roland te considère-t-il comme son mentor?
 
E.J. : C'est à lui qu'il faut poser la question !! C'est en rapport avec ce que je disais toute à l'heure, il y a longtemps qu'on se connaît aujourd'hui, il m'inspire, je l'inspire aussi. Il me demande souvent des conseils sur sa façon de chanter, sur les morceaux que d'autres lui proposent... Je me souvient que pendant la nouvelle star il me demandait mon avis sur ses prestas, je lui répondait "On a pensé que....", il me disait "Je m'en fout des autres, c'est ton avis que je veux !!".

On est devenu des frères en quelque sorte... Avec beaucoup d'amour !!

Calypsodie

14.09.2005

Livre et musique: Nathalie Dau, auteur pour Roland

Au détour des forums, j’ai fait la rencontre d’une auteure de faerie et je tenais à lui consacrer quelques lignes ici pour vous la faire découvrir à votre tour.

 

Nathalie-Nedeleg écrit depuis des années, depuis toujours pour nous entraîner dans son monde magique. Celui que j’ai lu en intégralité s’appelle Le Violon de la fée. Un beau conte merveilleux qui nous explique comment aller au bout de ses rêves, contre toute vraisemblance. « Dino l’étoile » nous raconte l’histoire d’un luthier qui, sur les conseils d’une fée, fabrique dans un bois magique un violon qu’il ne faudra pas vendre, mais qu’il faudra tout de même garder exposé dans sa boutique.

Pazzi s’exécute.

Quelques temps après, Giani, qui fait partie de la deuxième vague d’émigrés italiens, posent ses valises dans la même petite ville. Il joue du violon dans les fêtes, pour le bonheur de tous et travaille à l’usine. Malheureusement, cette dernière lui prendra jusqu’à sa passion…

Vous pourrez découvrir la suite dans le volume 17 de la revue FAERIES, toutes les fantaisies, consacré à Robert Jordan.

Mais je vous conseille plus particulièrement le site de Nathalie sur lequel vous découvrirez les origines réelles de cette histoire.

 

 La vie parfois peut être surprenante et malgré les obstacles et le handicap, Jésus Betz, Gianni et les autres tendent leurs doigts vers l’infini et le capturent de leur regard d’enfant…Nathalie quant à elle, a frôlé une étoile et lui a délivré un message. Le message, porté par le papier, les notes de musique et la voix de l’astre, est devenue une belle chanson interprétée pour la première fois le 27 août 2005 à Chalons. Vous aurez compris, Nathalie est devenue la parolière d’un titre qui figurera sur le prochain album de Roland Karl. Pour en découvrir l’histoire et les paroles, allez vous promenez sur ce lien…

 
 

J’espère que ce petit clin d’œil vous aura donné l’eau à la bouche et que vous irez lire d’autres œuvres…

Calypsodie