30.12.2005
Dis-lui (les chattes)
Qui a dit que Roland était un papa chanteur, qui a donné de lui une image trop lisse et trop pépère ? C’est Dove, le père savon version gommage intégral des reliefs. Je conseille à Monsieur d’écouter de toute urgence Dis-lui, sous-titré Les chattes pour se faire une idée plus juste de Roland Karl.
Dis-lui parle d’une jeune femme qui tente d’entraîner le narrateur dans ses fantasmes : des « endroits bizarres » peuplés de ses « idées noires ». Une chanson sur la tentation, la séduction, le monde de la nuit. Le narrateur est à la fois désireux de suivre et obligé de résister, pour ne pas être « arraché » à sa propre « histoire ». Ce qui m’a plu dans cette chanson, c’est que l’on sent bien que le narrateur ne peut pas s'échapper (« elle m’emmène souvent danser dans des endroits bizarres ») et qu’il confie à un autre la mission d’éconduire la belle, dans le refrain, « mais dis-lui/ que j’ai d’autres chattes à fouetter/ dis-lui ça pour moi ».
Dis-lui est une chanson très rock et entraînante, aussi séduisante que cette fille mythique appartenant à la lignée des « femmes fatales », envoûtantes, qui « s’accroche[nt] à [la] mémoire/ comme l’ombre d’un cafard ». Céder revient à se perdre, à perdre tout court.
J’aime aussi le jeu de mot sur l’expression figée « d’autres chats à fouetter » et la polysémie ambiguë de «chatte ». Le morceau évoque les jeux érotiques avec un humour finalement assez cruel.
Maintenant, s’il y en a encore qui peuvent croire que Roland est un chanteur à minettes…
Calypsodie
12:25 Publié dans Chansons interprétées par Roland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.12.2005
Je serai là
L'aventure de la Nouvelle Star, a permis à Roland de rencontrer au cours d'un des derniers primes, LARA FABIAN, avec laquelle il avait interprété magistralement bien " Tu es mon autre".
Ce duo, aussi magique et intense, soit il, dans l'interprétation , a ainsi donné envie à Lara, de continuer l'aventure avec Roland en lui composant, avec Jean Felix Lalanne, " Je serai là", titre spécialement concu pour Elya, sa fille.
Je n'ai pas pour habitude de verser des larmes sur un titre, ni de jouer les midinettes qui pleurnichent bétement, face à leur chanteur préféré, mais Roland m'a bleuffé par deux reprises, en interprétant ce titre lors de ces concerts à L'Apostrophe à Reims puis à Berry au Bac.
A travers cette chanson, qui est une véritable déclaration d'amour d'un père pour sa fille ( je pourrais même la comparer à celle d'Yves Duteil, "Prendre un enfant par la main", dont le thème est le même), on y retrouve toute la tendresse et la fierté d'un père pour son enfant, qui lui donnerait sa vie pour la guider, et l'emmener vers le chemin du bonheur, mais aussi "accepter qu'un jour tu t'en iras..."
Cette chanson, est le symbole même de l'étroite complicité qu'il peut exister entre un père et sa fille, et croyez moi, si vous êtes maman, qui élève seule ses enfants, non pas parce qu'elle l'a choisi, mais parce que la vie a fait qu'elle a du prendre cette décision de les élever seule, alors, sans vous y attendre, vous aussi, vous sentirez couler sur votre joue des larmes, en entendant cet Homme clamer haut et fort l'amour qu'il porte à sa petite Elya.
" Tu es arrivé dans ma vie, entre mes larmes et tes cris..."
Pour connaitre la suite, empressez vous d'acheter l'album qui devrait sortir au printemps. A confirmer...
Merci Roland, Merci Lara, de ces émotions si fortes...
Karine
22:00 Publié dans Chansons interprétées par Roland | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.12.2005
Caméléon
S’il y a une chanson qui me revient en tête très souvent, c’est bien Caméléon. « Je ne suis pas d’accord avec moi » disent les paroles... il est en effet question de ces gens qui disent le contraire de ce qu’ils pensent, qui jouent double jeu, et qui quelquefois ne s’en rendent même pas compte, à tel point l’hypocrisie est devenue monnaie courante. Une chanson sur l’hypocrisie, c’est ainsi que la présente Roland. Je serai d’avis, plutôt, de parler de versatilité, et je ne sais pas bien pourquoi, cette versatilité-là me fait penser à la reptation du serpent qui s’immisce l’air de rien dans le sillage de sa proie. On est victime de ce genre de personnes qui pensent le contraire de ce qu’ils disent et qui nous enlacent de leurs mensonges.
L’originalité de la chanson est de ne pas passer par la dénonciation mais de donner la parole à l’Hypocrite, étymologiquement, celui qui porte le masque, et historiquement, le masque du comédien. L’hypocrite apparaît alors comme le bourreau de soi-même… mais pas seulement. La métaphore du caméléon apparente le Je à un être qui s’adapte à son milieu. Finalement, le Je de cette chanson est avant tout le je d’un être contraint à l’hypocrisie pour survivre, dans une société faussée.
De là l’envie de rapprocher Caméléon de J’me pose ici, écrite aussi par Eddy, au cours de l’aventure Nouvelle Star. Roland était alors contraint de renvoyer une image manipulée, fabriquée par la production.
En attendant, dans le refrain, on comprend que cet état d’Hypocrite est subi et que le masque tombe, ou que la coquille se brise.
Si différent de ce que je pense
Si différent en apparence…
Reste à attendre la sortie de l’album, pour redécouvrir plus précisément les mots…

Si c’était moi… je choisirais Caméléon comme single. La musique est entraînante mais assez soft pour passer sur toutes les radios, le thème parle à tout le monde et l’image du caméléon permet au titre de rester positif, de ne pas se confiner dans un ton accusateur et démago. On n’est pas là pour donner des leçons avec nos chansons, disait un jour Eddy…
Calypsodie
13:15 Publié dans Chansons interprétées par Roland | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
