23.02.2006
Tagar et Roland ont mis le feu à Pontfaberger!
Ce samedi 18 février, Tagar a encore frappé très fort avec un concert de grande qualité, organisé à Pontfaberger par le café « Le Pontfa ».
L’équipe était cette fois au complet puisque Jean Marc Roze, que nous n’avions pu rencontrer à Berry au Bac en novembre, était de retour derrière sa batterie. Loin de faire de la figuration, le leader du groupe a su réveiller le public et mener les chanteuses à un train d’enfer. A croire que Tagar, dont le nom évoque la Sibérie et le froid, est à la Marne ce que la Vodka est à la Russie : un alcool fort et chaud qui désinhibe les plus retords des publics.
Valérie a encore coupé le souffle à son auditoire par sa voix magnifique, puissante, mais aussi juste et sans démonstration excessive. La chanteuse nous a fait oublier tous les autres interprètes, même les plus célèbres. La charmante Peggy, sa sœur, l’avait rejointe sur scène et ce duo de charme a fini d’envoûter les danseurs. La soirée s’annonçait très chaleureuse dès les premières notes.
Au bout de quelques chansons, on a vu se former des groupes de danseurs expérimentés passés maîtres en la matière du Madison. Quelques slows et rocks plus tard, Tagar revisitait Texas avant de mettre définitivement le feu aux troupes avec une reprise d’AC/DC, "Back in Black"…pour Mon plus grand plaisir.
Il ne restait plus à Johnny Blues qu’à entrer en piste pour chanter l’hymne de circonstance (« Allumer le feu ») et quelques classiques (« Laura », « Le Pénitencier », « Diego, libre dans sa tête » ou encore « Gabrielle »). Ce sosie du grand Hallyday a cultivé la ressemblance physique jusqu’au moindre mimique et gageons qu’après un duo avec Roland Karl (« quoi ma gueule »), il ne pourra que progresser dans le chant !
Car Roland Karl était là pour interpréter quelques uns de ses titres, en version acoustique, accompagné des Tagar et de Fredéric Bizet. Rappelons que son répertoire actuel est composé majoritairement des titres écrits par Eddy Jouglet, le bassiste de Tagar, qui accompagne très souvent son ami, en particulier sur les plateaux de direct 8.
Roland a enchaîné « Caméléon » latino, « J’me pose ici » en Bossa nova, « tu vis » tout en douceur et nuances (paroles de Nathalie Dau), « Tout va de travers » version salsa, « Va, mon cœur », « Je serai là », « Le combat » mais aussi et surtout « Je ris encore » : un titre plus rare sur scène, déjà interprété à Berry, plein d’espoir et de mélancolie, tout en contraste, empruntant ses métaphores au domaine de la photographie. Ce petit joyau musical signé là encore Eddy Jouglet m’a tiré les larmes aux yeux mais c’est en chantant tous en chœur que nous nous sommes quittés, sur « Le meilleur des mondes ».
Une chose est sûre, ce répertoire unique, mêlant de tendres morceaux et des actes de révolte, des hymnes à l’espoir et des chants noircis par les déceptions et la souffrance, montre à quel point Roland Karl est un artiste talentueux, doué d’une très grande personnalité et d’un style inimitable et combien il a su s’entourer de musiciens de qualité, d’un auteur-compositeur en or. On espère que la maison de disques en aura conscience et complètera ce panel de futurs grands succès avec des titres des vedettes du moment, qui veulent soutenir Roland, sans sacrifier ce qui fait toute l’originalité de notre chanteur.
Il ne vous reste plus qu’à attendre quelques autres grands moments forts, comme la sortie du single de Roland mi-mars, les prochaines dates de Tagar à consulter sur le site du groupe.
Mais sachez aussi qu’Aïssa, le guitariste de la formation, compose de très nombreux titres et qu’un album est en préparation. Quelques extraits sont là encore disponibles sur le site qui s’enrichit de jour en jour et où vous pourrez découvrir de nombreuses photos de la soirée « Pontfa ».
d'autres photos ici, en attendant la mose en ligne sur www.rolandkarl.com
http://skynetphotoservice.wistiti.be/Skynet-Id-331555:pon...
18:30 Publié dans Revues de concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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